Les nationalistes de droite.

Le gouvernement pépère

mai 8, 2008 · No Comments

Dans sa volonté de gouverner à l’infini, un gouvernement prend tous les moyens, ou plutôt essaie-t-il de les trouver, pour se maintenir au pouvoir. Quand il en trouve un, il s’y accroche désespérément, car on sait très bien qu’en politique, celui qui un héros aujourd’hui peut devenir un zéro demain. Autant donc profiter du moment et de le faire durer autant que possible!

 

C’est exactement ce qui se passe avec le gouvernement libéral, qui exerce le pouvoir sans faire de vagues, sans rien changer à ce qui a amené les réussites, et les échecs, du Québec d’aujourd’hui. Un contraste bien évident avec ce qu’il promettait de faire en 2003, direz-vous avec raison. La fameuse « réingénérie », la fin de l’attente en santé, le règlement final de la gouvernance municipale et j’en passe : rien de tout cela n’a été accompli et ça ne semble plus vraiment à l’ordre du jour.

 

Au fait, quel est-il cet ordre du jour? Un gouvernement ne devrait-il pas avoir des ambitions, des projets à proposer et à mettre sur pied? Quel grand chantier nous attend sous ce mandat libéral? Vous aurez beau chercher, vous n’en trouverez pas beaucoup qui sorte de l’ordinaire et de la gestion habituelle de l’État.

 

On a donc devant nous un gouvernement pépère qui trône toutefois en tête des sondages, pour toutes sortes de raisons. Certains diront que c’est à cause de la faiblesse des adversaires, d’autres diront que c’est parce que le moins pire des gouvernements est le gouvernement qui gouverne le moins. À mon avis, cela n’importe pas tant que de savoir ce qui s’en vient si on continue de cette façon.

 

Car un tel état de fait ne saurait durer. L’histoire nous a appris que la démocratie est telle une barque dans la mer : elle ne reste jamais en place et si on ne la dirige ou la pratique pas, elle dérive. Il en est de même avec une société démocratique, qui connaît ses problèmes et qui doivent être résolus à un moment ou à un autre. Quand ces problèmes deviendront sérieux au point de devoir s’y attaquer férocement, le premier fautif visé sera le gouvernement pour son inaction.

 

Bref, tout cela pour dire que la stratégie libérale du « ne rien faire » est certainement payante à court et moyen terme, pendant que le Québec ne va pas trop mal et que les gros problèmes sont passés sous silence si efficacement par l’ensemble de la société. Mais à long terme, c’est une attitude qu’il risque de payer très cher.

Categories: PLQ · Politique

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