Les nationalistes de droite.

Premier anniversaire du gouvernement minoritaire de Québec.

mars 25, 2008 · 3 commentaires

Il y a 365 jours demain les québécois se dotaient collectivement d’un gouvernement minoritaire pour la première fois depuis plus de 150 ans. Quel est le bilan à tirer de cette première année de cohabitation forcée entre les trois grands partis ?

Le lauréat du prix poubelle revient sans contestation au PQ. Bien que moins occupé à se chicaner à l’interne que normalement, l’année passé depuis la dernière élection aura été passé à scruter les «scandales» entourant la chef et à maintenir un utopique discours de sourds sur la séparation du Québec tout en ne proposant absolument rien de neuf comme apport au débat politique.

Il serait tentant de décerner la palme du gagnant au PLQ ou à l’ADQ. Mais il s’agit plus d’un match nul avec un but inscrit à la dernière seconde par le PLQ. Je m’explique. Si le PLQ mérite cette mention c’est grâce à Jean Charest qui a su contre toute attente maintenir le cap et redevenir le leader charismatique qu’il a jadis été. Par contre le PLQ faisant du sur place dans la plupart des grands dossiers on ne peut certainement pas parler d’un grand gouvernement. Tout au plus pouvons nous dire que la gouvernance au jour le jour est «correcte» si on fait abstraction de la gestion irresponsable sur l’immigration et de l’avant dernier budget qui a laissé un trou béant dans les finances publiques pour réaliser les promesses de baisses d’impôts avec de l’argent….des transfert fédéraux!

L’ADQ au contraire a commencé le «match» en lion et semble en arriver à un deuxième effort pour maintenir le cap. Il est clair que la députation manque d’expérience et comme le parti est le dernier entré au Parlement cette critique ne cessera de revenir. En une année nous aurons découvert quelques talents ( je pense surtout à Sébastien Proulx et Éric Caire) mais aussi quelques belles grosses poires dont je vais m’abstenir de donner les noms.

Puis vient les budgets, la gestion du premier a été une erreur monumentale mais celle du deuxième a rattrapé avec brio la passe sur la palette de l’adversaire. L’ADQ aura su profiter de sa place en chambre pour influencer les actions gouvernementale dans certains domaines. Sauf que ce parti représente le changement aux yeux des électeurs, ce qui dans ce cas précis est un défaut. L’électeur se doit de comprendre que le «changement» étant dans l’opposition il ne s’opère qu’à petite dose, ce qui explique la déception des plus impatients.

Pour reprendre la comparaison sportive en bref, le PQ est au vestiaire et le match se déroule entre l’ADQ et le PLQ. Les premiers on compté en début de première période et les seconds en bons vétérans on profité de l’essoufflement des recrues pour «driver» le reste de la game et faire match nul avant la fin de la rencontre.

Catégories : ADQ · PLQ · PQ · Politique

3 réponses so far ↓

  • Martin // mars 26, 2008 à 11:06

    Je trouve l’analyse tout à fait intéressante, surtout en ce qui concerne les péquistes.

    Au-delà de la gestion par les sondages, au plan du travail et des idées le PQ a été à côté de la plaque. Il n’y a rien eu de bien nouveau, et malgré l’arrivée d’un nouveau chef, on attend toujours le grand renouvellement depuis longtemps promis dans ce parti.

  • J-S // mars 26, 2008 à 2:43

    Je trouve l’analyse très pauvre. Honnêtement, le prix poubelle revient vraiment à l’ADQ et à l’incompétence de ses députés. Bien que j’ai embarqué temporairement dans le bateau adéquiste, je vais en sortir je crois. Il semble bien beau, on veut tous sacrer la hache dans le système, mais je crois que l’ADQ n’a tout simplement pas l’expertise pour le faire. J’ai été énormément déçu. Le PLQ a remonter. Le PQ m’a impressionné par ça discipline dernièrement.

  • Dan // mars 27, 2008 à 7:51

    C’est évident que l’ADQ mérite le “Prix poubelle” … c’était à prévoir ! Le parti et ses députés (bons comme moins bons) apprendront certainement de leurs erreurs.

    Au niveau du PLQ, on sent très bien que le Chef est beaucoup mieux conseillé qu’il l’était auparavant.

    Le PQ, quant à lui, à eu maintes fois sa chance au cours des dernières décennies et c’est tout à fait naturel qu’il se retrouve là où il est actuellement. Au niveau des chicanes internes, cela a toujours été comme ça au PQ .. depuis 1968. Un parti politique qui se cherche … mais que le temps rattrape !

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