Le passage de Stephen Harper à Rivière-du-Loup vendredi passé n’a laissé personne indifférent, et surtout pas les grands ténors du Parti libéral du Québec qui en sont devenus malades de jalousie. Il faut dire que cela se comprend très bien : avec les résultats des élections du 26 mars dernier, la position très solide de Mario Dumont dans son nouveau rôle, l’attitude belliqueuse et les attaques répétées des libéraux du Québec sur leurs décisions, les Conservateurs ont toutes les raisons de se tourner vers l’ADQ.
Il fallait voir Claude Béchard piquer une crise tel un enfant qui n’avait pas ce qu’il voulait, vendredi dernier. Alors qu’un député adéquiste soulignait qu’il était heureux de le voir à l’Assemblée nationale plutôt qu’à Rivière-du-Loup, la marmite a explosé! « Tout ce qu’on verra de lui (Mario Dumont), ce sont les traces sur son veston neuf après qu’ils (les Conservateurs) se soient essuyé les pieds dessus! » a-t-il lancé, prédisant déjà que Dumont se mettrait à genoux devant Harper.
Mais les seuls qui ont eu l’air fou dans toute cette histoire sont les libéraux du Québec, qui ont perdu une certaine connivence qu’ils avaient jusque-là eu avec les Conservateurs. Mario Dumont a affirmé qu’il n’y aurait pas de mariage entre l’ADQ et le PCC. Tout au plus, il y aura un flirt, vu la parenté entre les deux formations politiques. Cela vient renforcer la crédibilité des deux options politiques et des leaders qui sont à leur tête, laissant les Libéraux seuls à eux-mêmes.
Peut-être ce rapprochement entre adéquistes et conservateurs n’aura-t-il pas de suites et n’aura été en fin de compte qu’une rencontre de courtoisie. Mais la réaction démesurée des libéraux en dit long sur ce que ce pourrait devenir : un isolement très inconfortable pour le PLQ.
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